mercredi 21 juin 2017

Election du nouveau président du Parti Radical

Suite au Bureau et au Comité Exécutif du Parti Radical du 20/06/2017, sachez que les dates suivantes ont été communiquées concernant le renouvellement de nos instances dirigeantes :
- Un nouveau bureau et un nouveau COMEX auront lieu la première quinzaine de juillet pour figer la liste des Présidents à même de parrainer un(e) candidat(e) à la Présidence de notre parti,
- Le 1er tour se déroulera du 6 au 12/11/2017, le 2nd tour éventuel du 20 au 26/11/2017
- Le congrès aura lieu le 09/12/2017.
- Pourront voter : les adhérents 2014-2015-2016 ayant renouvelé leur adhésion en 2017, au plus tard un mois avant l’élection / les nouveaux adhérents 2017 ayant rejoint le parti avant le 31/07/2017.


mardi 20 juin 2017

Projet de réforme des statuts du Parti Radical en vue de la réunification

Auteur de la proposition : Romain RIBAS, délégué élu au Congrès du Parti Radical, secrétaire général adjoint de la commission de rénovation de la vie politique du Parti Radical (en rouge gras italique : les modifications apportées aux statuts actuels)




Projet de réforme des statuts proposé au 117ème Congrès du Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste des 9 et 10 décembre 2017 :

Le Parti Radical, réuni en 117ème Congrès, se félicite de la recomposition politique issue de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2017 qui ont permis le retour d’un centre indépendant au pouvoir pour la 1ère fois depuis 1958 et la chute du dernier gouvernement du Parti Radical et au bipartisme PS/LR en vigueur depuis 1981.

Le Parti Radical approuve les premières orientations politiques prises par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron et accorde sa confiance au gouvernement dirigé par le Premier Ministre Edouard Philippe. Il s’inscrit pleinement dans la majorité présidentielle de la République En Marche et du Mouvement Démocrate et souhaite participer aux responsabilités gouvernementales.

Le Parti Radical réaffirme son positionnement politique au centre de l’échiquier politique et sa vocation à rassembler sous son toit tous les radicaux de gauche, du centre et de droite et d’œuvrer à la constitution d’une force politique centrale, humaniste, écologiste, européenne et progressiste. Il appelle de ses vœux à une recomposition de la vie politique en commençant par le biais de cette réforme statutaire par se réunifier le Parti Radical de Gauche après 45 ans de séparation.

Le Parti Radical souhaite réformer ses statuts dans le but d’élargir les instances nationales (Congrès, Comité Exécutif, Bureau) aux divers courants du radicalisme, aux femmes radicales et aux jeunes radicaux en augmentant leurs effectifs en particulier par des membres élus par la base et en ayant recours au scrutin proportionnel de liste paritaire. Il souhaite aussi se doter d’une direction nationale réduite et dont les principaux membres sont élus directement par le Congrès. L’adhésion au Parti Radical doit être moins couteuse et plus facile d’accès. Notre mouvement doit renouer avec sa tradition des comités locaux et intégrer pleinement le numérique dans son fonctionnement interne.


STATUTS

MISE A JOUR APRES LE 117EME CONGRES


TITRE I : LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS

Article 1er - Le Parti

Dans le cadre de l’article 4 de la Constitution, le Parti républicain radical et radical-socialiste dit « Parti radical », concourt à l’expression du suffrage universel. Il est régi par les dispositions de la loi du 1er juillet 1901, le décret du 16 août 1901 et les dispositions législatives relatives aux partis et groupements politiques. Fidèle à sa tradition, il place au cœur de son engagement les valeurs de l’humanisme républicain, l’idéal d’épanouissement individuel et d’autonomie personnelle, la solidarité, la parité, le refus de l’intolérance, la laïcité, le développement durable, le rôle de l’Union européenne et la coopération entre les peuples. Le Parti Radical peut participer à une organisation politique avec laquelle il existe une convergence des valeurs et des objectifs politiques. Dans ce cas une résolution adoptée à la majorité absolue des délégués au Congrès, fixe les modalités de cette participation et autorise, à cette fin, la conclusion des conventions et des éventuelles délégations de compétences nécessaires.

Article 2 – Le siège

Son siège est au 1er Place de Valois dans le 1er arrondissement de Paris.

Article 3 – Les membres

Nul ne peut se prévaloir de la qualité de membre du Parti s’il n’est adhérent et à jour de ses cotisations.  Nul ne peut être adhérent au Parti s’il ne fait pas partie d’une fédération départementale.  Nul ne peut faire partie de plusieurs fédérations.

L’adhésion au Parti radical est exclusive de toute adhésion à un autre parti ou à tout autre groupement de même nature, à l’exception des partis suivants : Mouvement Démocrate (MoDem), La République En Marche (REM) et Union des Démocrates et Indépendants (UDI) avec lesquelles le Parti Radical peut conclure des coalitions électorales. L’adhésion au Parti Radical n’entraine aucune adhésion automatique à un autre parti ou autre groupement de même nature sans le consentement express et individuel de l’adhérent. Le  Parti Radical, en tant que personne morale, ne peut être la composante ou membre d’un autre parti politique.

L’affiliation à un autre parti ou groupement entraîne immédiatement l’ouverture de la procédure prévue à l’article 32, si nécessaire selon la procédure d’urgence.

Article 4 – Les adhésions

Toute demande d’adhésion est reçue soit par la fédération départementale concernée, soit par le siège national du Parti.  Les demandes d’adhésion reçues par les fédérations départementales sont communiquées sans délai au siège du Parti ; celles reçues au siège sont communiquées sans délai à la fédération départementale concernée.

Toute demande d’adhésion est automatiquement acceptée sauf refus motivé par le président, un vice-président, le secrétaire général ou son adjoint dans un délai d’un mois pouvant faire l’objet d’un appel devant le Bureau.

Article 5 – Le fichier des adhérents

Le fichier national des adhérents est géré administrativement par le personnel du siège du Parti sous l’autorité du président et du secrétaire général. Les envois postaux ou courriels à l’ensemble des adhérents partent uniquement du siège du Parti radical, ou via un prestataire extérieur mandaté par le Parti si besoin. Les candidats à la présidence du Parti, après validation par la commission compétente, ont accès, au fichier dans les conditions fixées par le règlement. Seuls les présidents des fédérations départementales ont accès au fichier des adhérents de leur fédération sous réserve qu’ils signent une charte de confidentialité. Ils peuvent autoriser un autre membre du bureau de la fédération à y accéder à condition que cette personne dûment habilitée signe également cette charte. Le fichier de la Fédération est réservé à un usage interne.  Chaque président de commission a accès au fichier des membres de sa commission sous réserve qu’il signe une charte de confidentialité. L’utilisation par toute personne non habilitée par la direction nationale du fichier des adhérents radicaux ou d’une partie de ce fichier entraînera une procédure disciplinaire.

Article 6  - Les fédérations départementales

Le Parti radical est constitué de fédérations départementales. Celles-ci regroupent les adhérents du Parti, dans le cadre des départements, des collectivités à statut spécial ou collectivités d’outre-mer. En fonction des conditions spécifiques du département, la fédération se constitue en comités de circonscription ou à Paris, Lyon et Marseille en des comités d’arrondissements ou de secteur. Ces comités exercent leurs activités dans le cadre de la fédération départementale. L’assemblée générale de la fédération peut prononcer leur dissolution. Chaque fédération ou comité est dirigé par un bureau élu pour trois ans par l’assemblée générale concernée. La date ou période de renouvellement des bureaux départementaux est fixée par le comité exécutif sur proposition du bureau national. Le bureau départemental comprend au moins un président, un secrétaire général et un trésorier. Ils ne peuvent exercer plus de deux mandats consécutifs à compter du 119e Congrès.  En cas de vacance de l’un des postes, il y est pourvu lors de la plus proche assemblée générale.

Lorsqu’il existe des comités de circonscription ou d’arrondissement, le bureau est, si nécessaire, complété de manière à ce que chaque comité y ait au minimum un représentant.  L’assemblée générale de la fédération est composée de tous les membres à jour de leur cotisation. Ils peuvent se faire représenter, mais nul ne peut détenir plus d’une délégation de pouvoir.  L’assemblée générale de la fédération se réunit au moins une fois par an dans les deux mois qui précèdent le Congrès du Parti. Le règlement intérieur détermine les modalités de réunion d’une assemblée générale en cas de vacance de la présidence, de démission collective du bureau ou de désignation d’un administrateur provisoire. Si le secrétaire général est un homme alors le trésorier est une femme (et vice-versa).

Article 7 – La fédération des Français de l’étranger

Les adhérents résidant à l’étranger peuvent se rattacher à la fédération des Français de l’étranger. Elle est dirigée par un bureau élu pour trois ans par l’assemblée générale, dans les conditions fixées par le règlement intérieur. Le vote s’effectue par voie postale ou électronique. Lorsqu’il existe des comités par pays ou par circonscriptions, le bureau est, si nécessaire, complété de manière à ce que chaque comité y ait au minimum un représentant. 

Article 8 – Les coordinations régionales

Il est institué dans chaque région une coordination régionale. Elle coordonne l’action du Parti et participe à la désignation des candidats aux élections régionales. Elle comprend les membres du comité exécutif adhérents à une des fédérations de la région.  La coordination régionale élit un coordinateur régional, dans les trois mois suivant l’élection des membres du comité exécutif sur convocation du bureau, dans les conditions fixées par le règlement intérieur. Il ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs à compter du 119e Congrès. En Corse, une fédération unique assume les attributions des fédérations départementales et de la coordination régionale. Dans les régions monodépartementales et les collectivités à statut spécial, la fédération départementale exerce les compétences de la coordination régionale.

Article  9 – L’administration provisoire

Lorsque l’activité d’une fédération départementale est notoirement inexistante ou défaillante, le comité exécutif peut, sur proposition du bureau du Parti, procéder à la dissolution de ladite fédération.  Lorsqu’une fédération départementale compte, après un mandat d’exercice un nombre d’adhérents inférieur à un seuil fixé par le règlement intérieur en relation avec la population du département, le comité exécutif, sur proposition du bureau du Parti, prononce sa dissolution.  Lorsqu’il existe dans une fédération départementale un conflit mettant en péril ou rendant impossible le fonctionnement normal de la fédération, le bureau du Parti peut, après mis en œuvre de la procédure prévue à l’article 31, proposer au comité exécutif la dissolution de la fédération concernée. En cas de dissolution d’une fédération départementale ou régionale, un administrateur provisoire est nommé par le bureau. Il doit procéder à la réorganisation de la fédération, notamment à l’élection d’un nouveau bureau, dans un délai de six mois à un an. Les décisions du comité exécutif prises en application du présent article sont adoptées à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés.



TITRE II : LE CONGRÈS

Article  10 – Le congrès

Le Congrès ordinaire du Parti se réunit chaque année à la date et dans la localité fixée par le comité exécutif sur proposition du bureau.  Un Congrès extraordinaire peut en outre être convoqué par le comité exécutif de sa propre initiative ou de droit à la demande d’au moins trente fédérations départementales.  Le comité exécutif, sur proposition du bureau, établit l’ordre du jour du Congrès avec, si nécessaire, les règles spécifiques de son fonctionnement.  Le règlement intérieur du Parti détermine les modalités de convocation du Congrès, d’envoi des documents aux fédérations, des dépôts et discussions des résolutions.  Les résolutions présentées par le président du Parti, ou au moins dix fédérations ou vingt-cinq membres du comité exécutif et adressées au secrétaire général huit jours au plus tard avant le Congrès, sont inscrites à l’ordre du jour et font l’objet d’une discussion et d’un vote. Le Congrès se prononce sur les principes fondamentaux du Parti et sa ligne politique, et chaque année, sur une déclaration d’orientation générale. Il peut, dans les conditions fixées à l’article  procéder à la révision des statuts. 

Tout membre du Parti peut assister au congrès. Seuls les membres du congrès prennent la parole et participent aux votes. Le bureau peut inviter des personnalités non membres du Parti à assister au congrès ou à y prendre la parole.

Article 11 - Les membres du congrès

Les membres du congrès sont : 

1) les membres titulaires du comité exécutif tels que définis à l’article  15 ;

2) les membres du Parti détenteurs d’un mandat électif local, départemental, régional ou national ;

3) les secrétaires généraux et trésoriers des fédérations départementales ;

4) 925 délégués élus par les fédérations départementales dont la répartition est fixée en fonction du nombre de parlementaires dans chaque collectivité territoriale selon le découpage en vigueur en 2017. Ces délégués sont élus à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne (avec une alternance hommes-femmes). La commission de vérification des pouvoirs en fonction de la composition des effectifs peut réduire le nombre de délégués d’une fédération ou/et accorder une dérogation à la règle de la parité.

Tous les membres du Congrès doivent être à jour de leur cotisation pour l’année en cours.  Le règlement intérieur fixe les modalités selon lesquelles les fédérations départementales doivent, trois semaines au moins avant la date du Congrès, communiquer au siège du Parti le nom de leurs délégués. Les noms parvenus après ce délai ne sont pas pris en compte comme délégués.

Article  12 – La commission de vérification des pouvoirs  

Il est institué une commission de vérification des pouvoirs. Elle est composée de douze membres, à savoir les présidents et secrétaires généraux ou trésoriers des fédérations départementales désignées par rotation dans l’ordre minéralogique des départements. La commission est renouvelable par moitié tous les ans. Elle a un caractère permanent. Elle vérifie les listes reçues des fédérations départementales. Après, si nécessaire enquête sur pièce ou sur place, elle arrête dix jours avant chaque Congrès la liste des membres du Congrès. Elle transmet cette liste au bureau du Parti et veille à ce qu’elle soit affichée pendant toute la durée du Congrès.  Elle se réunit également la veille de l’ouverture du Congrès pour vérifier les délégations de pouvoir et, si nécessaire, faire rapport au Congrès à huis clos.  Les décisions de la commission de vérification des pouvoirs sont définitives.

Article  13 – Les votes au congrès

Les votes au Congrès ont lieu selon l’une des procédures suivantes :

1) à main levée, chaque délégué présentant son badge de délégué ;

2) par assis levé lorsque le président de séance estime qu’il y a doute ;

3) par scrutin secret, éventuellement électronique, sur demande écrite de vingt présidents de fédérations ou décision du président de séance. 

Tout membre du Congrès du Parti peut déléguer son pouvoir. Les délégations doivent être formulées par écrit et parvenir à la commission de vérification des pouvoirs au moins trois jours franc avant l’ouverture du Congrès. Elle peut être adressée par tout moyen postal ou numérique. Aucun membre du Congrès ne peut détenir plus d’une délégation de pouvoir. Les délégués désignés par les fédérations départementales ne peuvent déléguer leur pouvoir qu’à un membre de la même fédération. Les autres membres du Congrès peuvent déléguer leur pouvoir à n’importe quel autre membre.



TITRE III : LES INSTANCES

Article 14 – Le comité exécutif

Le comité exécutif se réunit au moins quatre fois par an. Il est convoqué de droit à la demande du bureau ou de la moitié de ses membres. Dans l’intervalle des Congrès, le comité exécutif délibère sur toutes les questions relatives à l’organisation, la discipline, l’administration et la ligne politique du Parti. Il est tenu un relevé de ses décisions. 

Article 15 – Les membres du comité exécutif

Les membres du comité exécutif sont : 

1) les parlementaires européens et nationaux, les conseillers départementaux et régionaux, membre du Parti;

2) le président, les vice-présidents, le secrétaire général du Parti et son adjoint, le trésorier du parti et son adjoint ;

3) les anciens présidents du Parti Radical, du Parti Radical de Gauche et de l’Alliance Centriste, les anciens ministres et ministres en exercice, membre du Parti ;

3) les présidents des fédérations départementales; 

4) les dix membres du bureau national des jeunes radicaux

5) De 348 délégués des fédérations départementales, dont la répartition est fixée en fonction du nombre de sénateurs dans chaque collectivité territoriale selon le découpage en vigueur en 2017. Ces délégués sont élus pour trois ans par les fédérations départementales concernées à la représentation proportionnelle (avec une alternance hommes-femmes) suivant la règle de la plus forte moyenne. En cas de vacance d’un siège, le candidat venant immédiatement après le dernier de la liste élue est appelé à le remplacer pour la durée du mandat restant à courir. Lorsqu’il y a un seul siège à pourvoir, le délégué est élu au scrutin majoritaire uninominal à un tour.

Article  16 – Le président du Parti

Le président du Parti est élu par l’ensemble des membres du Parti pour trois ans au scrutin majoritaire à deux tours. Il ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. En cas de vacance de la présidence, une nouvelle élection est, sauf force majeure constatée par le bureau, organisée dans un délai de quatre mois. Les modalités de l’élection du président, notamment en ce qui concerne les déclarations de candidature, la campagne électorale, les dates de l’élection et les règles de fonctionnement de la commission chargée de veiller à la régularité des opérations et d’en proclamer les résultats, sont fixées par un règlement électoral adopté dans les mêmes conditions que le règlement intérieur.

Article  17 – Les attributions du président

 Le président du Parti représente le Parti radical et exprime sa ligne politique. Il convoque et préside toutes les instances.  En cas d’absence ou d’empêchement, il est remplacé par le secrétaire général ou un des vice-présidents, dans l’ordre du tableau. Le président du Parti ordonnance les dépenses. Il peut déléguer sa signature au secrétaire général et au trésorier. Le président du Parti représente le Parti radical en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il est habilité, aussi bien en demande qu'en défense, à prendre toutes les initiatives utiles et à accomplir tous les actes nécessaires au déroulement des procédures. Il peut déléguer cette attribution au secrétaire général ou à un vice-président.



Article 18  – Les commissions  

Tous les trois ans, à la suite du congrès annuel, le comité exécutif, lors de sa première réunion, désigne les membres des commissions statutaires du Parti et fixe la liste des neuf commissions thématiques. 

Les commissions statutaires sont : 

- la commission des finances, composée de neuf membres ;

- la commission de discipline et des conflits, composée de neuf membres ;

- la commission des statuts, composée de neuf membres ;

- la commission électorale, composée de neuf membres au plus. 

La liste des membres des commissions thématiques est arrêtée par le comité exécutif, après appel à candidature. Les modalités de fonctionnement des commissions thématiques sont déterminées par le règlement intérieur. Les membres des commissions statutaires sont élus par le comité exécutif dans les conditions fixées par le règlement intérieur. 

Article  19 – Le bureau du Parti

Le bureau du Parti comprend :

1) les anciens présidents du Parti Radical, du Parti Radical de Gauche et de l’Alliance Centriste, les anciens ministres et ministres en exercice, membres du Parti,

2) le président et les vice-présidents, le secrétaire général, le trésorier, le trésorier adjoint et le secrétaire général adjoint;

3) les députés européens, députés et sénateurs ;

4) les dix membres du bureau des jeunes radicaux

5) soixante-seize membres du Parti élus par le comité exécutif pour une durée de trois ans, dans les conditions fixées par l’article 20 ;

En outre, le président du Parti et le secrétaire général peuvent demander à toute personne concernée de participer aux réunions avec voix consultative.

Article 20 – L’élection des membres du bureau

Les membres du bureau visés au 5) de l’article 19 sont élus au scrutin de liste à un tour avec dépôt de liste comportant autant de candidats que de sièges à pourvoir sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l’ordre de présentation (avec une alternance hommes-femmes). Les sièges sont répartis dans les conditions fixées par le règlement intérieur à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne. En cas de vacance d’un siège, le candidat venant immédiatement après le dernier de la liste élue est appelé à le remplacer pour la durée du mandat restant à courir.

Article 21 - Les compétences du bureau

Sous réserve des attributions du comité exécutif, le bureau du Parti est chargé de la direction, de l’animation, de l’administration et de la communication du Parti. Dans ce cadre, il est seul à désigner les responsables du Parti habilités à s’exprimer en son nom et à faire usage des supports de communication prévus à cette fin. Le bureau du Parti est réuni au moins six fois par an à l’initiative du président sur convocation du secrétaire général, ou de droit à la demande du tiers de ses membres.

En cas d’urgence, le bureau du Parti est investi de toutes les compétences nécessaires, sous réserve de ratification par le plus prochain comité exécutif.





Article  22 – Le secrétaire général

Le secrétaire général du Parti (et son adjoint du sexe opposé) est élu, au scrutin majoritaire à deux tours, par le Congrès lors de sa première réunion après l’entrée en fonction du nouveau président. Le mandat du secrétaire général prend fin lors du premier Congrès qui suit une nouvelle élection du président, que celui-ci ait exercé un mandat complet ou incomplet. Un secrétariat national paritaire de dix-huit personnes (neuf secrétaires nationaux thématiques et neuf délégués au fonctionnement du Parti) est nommé par le Bureau sur proposition du secrétaire général lors de sa première réunion suivant l’élection du secrétaire général. Ils ne peuvent exercer plus de deux mandats consécutifs à compter du 119e Congrès.

Article 23 – Les attributions du secrétaire général  

Outre les fonctions définies à l’article 17, le secrétaire général assure l’exécution des décisions du congrès et des autres instances statutaires du Parti. Il dirige les organes centraux. Il établit et conserve les relevés de décisions et procès-verbaux des instances statutaires. Il veille au bon fonctionnement des fédérations et commissions du Parti.

Article  24 – Les vice-présidents

Deux vice-présidents de sexe opposé sont élus, au scrutin majoritaire à deux tours, par le Congrès lors de sa première réunion après l’entrée en fonction du nouveau président.  Le mandat des vice-présidents prend fin lors du premier Congrès qui suit une nouvelle élection du président, que celui-ci ait exercé un mandat complet ou incomplet. Ils ne peuvent exercer plus de deux mandats consécutifs à compter du 119e Congrès.

Article  25 – Le trésorier

Le trésorier (et son adjoint du sexe opposé) est élu, au scrutin majoritaire à deux tours, par le Congrès lors de sa première réunion après l’entrée en fonction du nouveau président.  Le mandat du trésorier prend fin lors du premier Congrès qui suit une nouvelle élection du président, que celui-ci ait exercé un mandat complet ou incomplet.  Ils ne peuvent exercer plus de deux mandats consécutifs à compter du 119e Congrès.

Le trésorier rend compte de sa gestion tous les ans au Congrès et soumet les comptes à son vote.



TITRE IV : LES RESSOURCES ET LE BUDGET

Article 26 – Les ressources  

Les ressources du Parti comprennent :

1) des cotisations acquittées et des versements de l’Association nationale de financement politique du Parti radical (AFPPR) ;

2) des subventions et aides publiques susceptibles d’être accordées par l’État, les collectivités publiques et d’autres partis politiques ;

3) du prix des biens vendus par le Parti et des prestations de service rendues par celui-ci ;

4) des capitaux provenant des économies réalisées sur le budget annuel de l’association ;

5) des dons et legs de personnes physiques ;

6) des intérêts et revenus des biens et valeurs appartenant au Parti ;  

7) du montant des valeurs mobilières éventuellement émises par l’association, conformément à la loi en vigueur ;

8) toute autre ressource autorisée par les lois et règlements en vigueur.

Article  27 – Le budget  

Le budget du Parti est arrêté par le comité exécutif au plus tard le 31 décembre de l’année précédant l’année en cours. Il fixe la cotisation nationale et le plafond de la quote-part de chaque fédération départementale.  Chaque fédération a l’obligation de communiquer au siège national son compte annuel dans les délais fixés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Tout retard ou non transmission fait l’objet de sanctions disciplinaires.

Article  28 – Les cotisations des élus

Les membres du Parti membres du gouvernement, parlementaires européens, députés, sénateurs, membres du Conseil économique social et environnemental, conseiller régionaux, conseillers départementaux, maires, maires adjoints, présidents et vice-présidents d’établissements publics à coopération intercommunale et conseillers municipaux et communautaires sont, lorsqu’ils reçoivent une indemnité, redevables d’une cotisation spéciale. Son montant est fixé par le bureau, en tenant compte des mandats exercés.



TITRE V : LES INVESTITURES

Article  29 – L’unicité de candidature  

L’unicité de candidature est la règle du Parti. Toute personne demandant à être investie au titre du Parti radical doit être à jour de sa cotisation.

Article  30 – Les décisions d’investiture

Pour les élections européennes, législatives et sénatoriales et régionales, les investitures sont données par le bureau du Parti sur avis ou proposition de la fédération départementale concernée.  Pour les élections départementales et municipales, le bureau peut décider que, sous certaines conditions, les investitures sont accordées par la fédération départementale, laquelle devra avoir consulté le comité local ou d’arrondissement concerné. En cas d’élection à deux tours, le bureau du Parti ou, le cas échéant, les fédérations départementales, statuent sur l’attitude à adopter. Le bureau peut déléguer l’instruction des candidatures à une commission électorale. Elle rend compte de ses travaux devant le bureau.



TITRE VI : LA DISCIPLINE ET LES CONFLITS

Article 31 – Les sanctions

Tout manquement d’un membre du Parti à ses devoirs envers le Parti, ou tout acte ou prise de position publique en contradiction avec les statuts, les principes fondamentaux, les décisions du Congrès, du comité exécutif et la ligne du Parti peut entraîner l’une des sanctions suivantes : - avertissement - blâme - exclusion temporaire - exclusion Toute infraction aux dispositions des articles 29 et 30 entraîne automatiquement et obligatoirement la mise en œuvre de la procédure disciplinaire prévue à l’article 32.

Article  32 – La discipline

La commission de discipline et des conflits, siégeant en matière disciplinaire, est saisie par la fédération départementale ou le secrétaire général du Parti. Elle instruit de manière contradictoire la plainte dont elle est saisie, fixe les délais de procédure et prononce, si nécessaire, l’une des sanctions mentionnées à l’article 31. Elle notifie sa décision à la ou aux personnes concernées, à la ou aux fédérations départementales concernées et au secrétaire général du Parti.  Sauf accord des personnes concernées, les débats de la commission de discipline et des conflits du bureau du Parti du comité exécutif sont secrets. Le règlement intérieur détermine les modalités de la procédure suivie en matière disciplinaire.

Article  33 – Les conflits

En cas de conflit politique grave entre un ou plusieurs comités de circonscriptions ou locaux et la fédération départementale, une ou plusieurs fédérations départementales et la coordination régionale, une ou plusieurs fédérations départementales et la direction nationale du Parti, ou en cas de fortes dissensions personnelles de nature à empêcher le fonctionnement normal des fédérations, la commission de discipline et des conflits, saisie par l’une des parties concernées, entend les intéressés et procède à une enquête, si nécessaire sur place. En fonction des circonstances, elle propose une conciliation, une médiation ou un arbitrage, qui est notifié aux parties. En cas d’échec, elle peut, en application de l’article 7, proposer au bureau du Parti la dissolution du ou des comités, de la ou des fédérations concernées.  Les modalités d’intervention de la commission de discipline et des conflits sont précisées par le règlement intérieur.

Article 34 – Le recours

Il peut être fait appel de toute décision de la commission de discipline et des conflits par le ou les personnes concernées, la ou les fédérations départementales concernées et le secrétaire général dans un délai d’un mois à compter de la notification.  L’appel est formé devant le bureau du Parti. Celui-ci ou une délégation du bureau désignée en son sein statue dans les mêmes formes que la commission de discipline et notifie, dans un délai de trois mois, sa décision aux mêmes personnes. 

Article  35 – L’urgence

En cas d’urgence, notamment pendant les périodes électorales, et par dérogation aux articles 31 et 32, le secrétaire général est habilité à prendre immédiatement une mesure de suspension dans l’attente d’une décision du bureau du Parti. Le bureau du Parti est habilité à prendre toutes les décisions exécutoires nécessaires, y compris l’exclusion, étant entendu que le secrétaire général doit immédiatement saisir la commission de discipline et des conflits. Celle-ci peut, dans les conditions fixées par le règlement intérieur, utiliser une procédure d’urgence.

Article  36 – La réintégration

Toute personne exclue du Parti radical peut, après un délai de deux ans, introduire une demande de réintégration. Le règlement intérieur détermine les modalités de la procédure à suivre.



TITRE VII : DISPOSITIONS DIVERSES  

Article  37 – Les groupes de travail, les association et clubs

Le Congrès et le comité exécutif, le bureau du Parti et chacune des commissions, statutaires ou thématiques, peuvent constituer des groupes de travail et leur confier une mission précise ainsi que les conditions de son exercice.

Après accord du bureau du Parti, les fédérations départementales peuvent créer des associations spécialisées entre ceux des membres du Parti qui le désirent.  Des clubs ayant pour objet l’organisation de débats publics et des confrontations peuvent demander à être associés ou apparentés au Parti dans des conditions fixées par le règlement intérieur.  Ces associations, regroupements ou clubs ne peuvent en aucun cas mener une action en contradiction avec les principes, les buts et la ligne politique du Parti. L’instance qui a autorisé la création, l’affiliation ou l’apparentement peut, dans ce cas, la retirer.

Article  38 – Les Jeunes Radicaux

L’organisation, le fonctionnement et l’accès au fichier des Jeunes Radicaux sont définis par un règlement spécifique adopté selon la procédure de l’article 39. Ils sont dirigés par un bureau national paritaire de dix membres élu pour trois ans.

Article  39 – Le règlement intérieur

Le comité exécutif, sur proposition du bureau, adopte à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés un règlement intérieur et, si nécessaire, des règlements particuliers.

Article  40 – La modification des statuts

Les présents statuts ne peuvent être modifiés que par le Congrès, sur proposition du Président, du comité exécutif ou de dix fédérations départementales.

La commission des statuts entend l’auteur de la proposition et donne son avis au comité exécutif, lequel statue à la majorité simple. Le Congrès statue à la majorité des deux tiers de ses membres présents ou représentés.





Article  41 – La dissolution du Parti

La dissolution du Parti peut être prononcée lors d’un congrès extraordinaire à la majorité des deux tiers des membres du congrès. La décision de dissolution désigne trois liquidateurs qui, ensemble, auront la charge de procéder, dans un délai d’un an, à la liquidation des activités et des biens du Parti. Elle précise également les conditions de dévolution de l’actif, soit au profit d’un autre groupement, parti ou association spécifiquement désigné, soit, à défaut, de la Fondation de France.



Article 42 – Entrée en vigueur et dispositions transitoires

Les présents statuts, modifiés lors du 117e Congrès, entrent en vigueur le 10 décembre 2017.

Le Parti Radical n’est plus une composante de l’UDI à partir de cette date, met fin à ses alliances électorales nationales avec le Parti Socialiste et le Parti Les Républicains. Il se déclare membre de la majorité présidentielle.

L’adhésion pendant l’année 2017 au Parti Radical et au Parti Radical de Gauche entraîne une adhésion automatique et gratuite au Parti Radical jusqu’au 30 juin 2018.

La cotisation pour adhérer au Parti Radical pour l’année 2018 est fixée à 10€ avec la possibilité de faire un don supplémentaire. Les jeunes radicaux sont exonérés de cette cotisation à leur demande.

Suite à la modification des présents statuts, les assemblées générales des fédérations se réuniront pendant le mois de mars 2018 pour élire leurs délégués au comité exécutif et au congrès du Parti Radical ainsi que leurs présidents et bureaux départementaux. Au cours de ce mois, les jeunes radicaux éliront aussi leur bureau national.

Suite à la modification des présents statuts, un 118e Congrès est convoqué pour le mois de juin 2018 pour la mise en place des instances (Congrès et Comité exécutif), la proclamation des résultats de l’élection par les militants du nouveau président du Parti Radical et pour procéder aux élections du bureau national, des vice-présidences, du secrétaire général et de son adjoint, du trésorier et de son adjoint.

Dans l’attente du 118e Congrès, le président du Parti Radical élu lors du 117e Congrès prend les mesures nécessaires à la mise en place des nouvelles instances. Il est assisté par un président délégué issu du Parti Radical de Gauche, de six vice-présidents et par un secrétariat général de deux secrétaires généraux et de six secrétaires généraux adjoints désignés à parité par le Parti Radical et le Parti Radical de Gauche. Il est institué un bureau national provisoire qui exerce aussi provisoirement les attributions du comité exécutif composé des seize personnes citées et des anciens présidents du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche, les anciens ministres et ministres en exercice, des députés européens, députés et sénateurs, membres du Parti; des cinquante membres élus au Bureau National du Parti Radical de Gauche ; des trente membres élus au Bureau National du Parti Radical complété par dix-huit personnes désignées parmi les secrétaires nationaux et le conseil de la présidence du Parti Radical. Le trésorier national du Parti Radical et son adjoint sont membres de cette instance et restent en fonction pour expédier les affaires courantes.

Un 119e Congrès sera convoqué en mars 2019 pour déterminer la ligne du parti aux élections européennes.

Le mandat du président du Parti radical et des instances fédérales et nationales élues lors du 118e Congrès prennent fin au cours du mois de décembre 2020 lors d’un 120e Congrès qui déterminera sa ligne politique pour les élections départementales et régionales.

Un 121e Congrès sera convoqué en décembre 2021 pour déterminer la ligne politique du parti pour l’élection présidentielle et pour les élections législatives.

lundi 24 avril 2017

Soutien du PRV28 à la candidature de Emmanuel Macron

PARTI RADICAL
Section d’Eure-et-Loir
 
Communiqué de Presse du 24 avril 2017
 
Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, reflet d’une crise morale profonde, nourrie de doute, de peur et de colère, il ne doit pas y avoir d’hésitation.
Pour ma part je n'en ai aucune :
Pour défendre la République et faire barrage au populisme qui nous mènerais à la catastrophe, je fais le choix de voter pour Emmanuel Macron et le Parti Radical appelle les Français à voter pour lui le 7 mai prochain.
 
Je fais ce choix parce qu'au delà de certaines divergences, Emmanuel Macron défend les mêmes principes pour la République et la Démocratie que les Radicaux et qu'il partage notre vision pour la France.
 
Une France qui aime l’Europe qui nous a assuré plus de 70 ans de paix et je suis convaincu qu’en sortir et abandonner l’Euro signerait l’arrêt de mort de notre compétitivité, de nos entreprises et affaiblirait dramatiquement le pouvoir d’achat des français.
 
Une France, pays du respect de la personne et de l’ouverture au monde, qui n’imagine pas vivre hors planète .
 
Une France de la jeunesse qui innove, aime l’entreprise, libère les énergies plutôt que celle qui appelle à se recroqueviller sur le passé.
 
Dimanche 7 mai, c’est ce message d’espoir qui doit l’emporter sur la tentation du repli.
 
Philippe Masson
Responsable départemental du Parti Radical
Maire de Brou

P.S : Un comité exécutif du Parti Radical se réunira le mercredi 26 avril 2017 pour acter son soutien à Emmanuel Macron pour le 2nd tour de l'élection présidentielle et réfléchir sur l'orientation de sa ligne politique nationale et de ses alliances.



dimanche 26 mars 2017

Démission de Romain RIBAS de ses fonctions politiques à l'UDI

A Mainvilliers (Eure-et-Loir), le dimanche 26 mars 2017,

A l'attention de Monsieur Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, Président de l'UDI,

Copie à Monsieur Philippe Vigier, député-maire de Cloyes-les-Trois-Rivières, Président de l'UDI 28,

Monsieur le Président,

Suite au Bureau Exécutif du mardi 14 mars 2017 et au Conseil National du samedi 25 mars 2017, l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) a décidé de soutenir la candidature de François Fillon à la présidence de la République et de conclure un accord électoral avec le parti Les Républicains (LR). Le dimanche 26 mars 2017, le Conseil Départemental de la fédération d'Eure et Loir de l'Union des démocrates et Indépendants (UDI 28) a décidé de ratifier les décisions prises par les instances nationales du parti.

Je désapprouve fortement ces décisions qui nous unissent à un parti politique et à un candidat à la présidentielle dont les propositions électorales sont conservatrices et contraires à l'esprit progressiste, européen, laïc, social, humaniste et écologiste défendu depuis le programme de Belleville en 1869, proposé par Léon Gambetta, chef de file des radicaux, un des piliers du courant politique centriste indépendant qui a gouverné notre pays de 1876 à 1958 (à l'exception de la période du régime de Vichy).

Je pense que Emmanuel Macron est le plus qualifié pour défendre les valeurs du radicalisme et du centrisme. Le président du mouvement En Marche est de ce fait le seul candidat centriste. Cette candidature issue de la société civile est indépendante de la gauche et de la droite. Cet homme est le seul à pouvoir former pour la première fois depuis 1958 une majorité centrale autour des forces progressistes et à pouvoir réussir la recomposition, autour du centre, du paysage politique français usé par le clivage politique gauche-droite et le fait majoritaire depuis 1962.

Sur la base du Manifeste du Parti Radical, le Conseil National de l'Union des Démocrates et Indépendants du samedi 25 mars 2017 a adopté un programme pour les élections législatives de 2017 de plus de 200 propositions.Si je suis en accord avec le philosophie générale de ce projet, je pense qu'il est très proche de celui d'Emmanuel Macron et qu'il est incompatible avec les propositions formulées dans son programme par le candidat conservateur François Fillon.

En conséquence, j'ai décidé d'apporter mon soutien à Emmanuel Macron depuis le vendredi 9 décembre 2016, date à laquelle j'ai écrit ma proposition de résolution en faveur d'un soutien à la candidature à la présidentielle d'Emmanuel Macron en prévision du 116ème Congrès du Parti Radical organisé à Issy-les-Moulineaux le samedi 4 février 2017. C'était un engagement public en faveur du mouvement En Marche.

Cependant, bien qu'à jour de mes cotisations pour les années 2014 à 2017, faisant l'objet d'aucune sanction disciplinaire, élu conseiller départemental et conseiller national de l'UDI par les militants de la fédération d'Eure-et-Loir en 2016, je suis attristé d'apprendre par des tiers que l'UDI organisait un Conseil National le samedi 25 mars 2017 sans m'envoyer au préalable une convocation écrite ou électronique avec la date, l'heure et le lieu de la réunion afin que je puisse m'organiser pour déplacer à Paris.

De plus, la fédération d'Eure-et-Loir de l'UDI a réuni un Conseil Départemental le dimanche 26 mars 2017 sans m'envoyer au préalable une convocation écrite ou électronique avec la date, l'heure et le lieu de la réunion cependant j'ai pu faire le déplacement à Meslay-le-Vidame mais je ne suis vu refuser physiquement l'accès à la salle de réunion du Conseil Départemental par son président, le député-maire Philippe Vigier, en pleine violation des statuts et des règlements intérieurs de l'UDI.

Je déplore le manque de démocratie interne et les limitations à la liberté d'expression à l'intérieur de l'UDI contraire à l'esprit politique de son président fondateur Jean-Louis Borloo et je condamne l'exclusion illégitime des militants de l'UDI Jeunes et de l'Alliance Centriste qui ont soutenu la candidature d'Emmanuel Macron auxquels j'exprime toute ma solidarité et ma considération.

En désaccord avec la ligne politique droitière prise par les instances dirigeantes de l'UDI, ne voulant pas y être associer et ne pouvant plus exercer mes fonctions politiques à l'intérieur de l'UDI, j'ai pris la décision de démissionner immédiatement de mes postes de conseiller départemental et de conseiller national pour lesquels les militants de la fédération d'Eure et Loir m'ont désigné en 2016 pour redevenir un simple adhérant actif du Parti Radical auquel je reste fidèlement attaché.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, l'expression de mes salutations distinguées.

Romain RIBAS
Fédération d'Eure-et-Loir







samedi 4 février 2017

Discours de Romain RIBAS au 116ème Congrès du Parti Radical du 4 février 2017 en faveur d'Emmanuel Macron



Discours devant les délégués du 116ème Congrès du Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste du 4 février 2017 à Issy-les-Moulineaux (92)

Chers camarades citoyens et amis Radicaux, parlementaires, élus locaux, délégués et militants,

Tout d’abord, je voulais remercier le bureau national et le comité exécutif de me donner l’occasion de prendre la parole à la tribune de ce 116ème Congrès du Parti Radical à Issy les Moulineaux pour vous présenter les grandes lignes de ma résolution « Mettre en marche le Parti Radical et le centre vers l’unité et le progrès social ». Je tiens sincèrement à saluer les fédérations radicales de l’Ardèche, de la Vienne et de la Vendée qui m’ont soutenu dans ma démarche.

J’ai 29 ans et c’est la première fois que je m’exprime devant un public aussi nombreux et prestigieux. Vous me connaissent peut-être via les réseaux sociaux et lors de rencontres à l’occasion des conventions nationales et des congrès du Parti Radical où je milite avec plaisir depuis juin 2011 suite à la séparation avec l’UMP. Je suis professeur de sciences économiques et sociales en lycée. Je suis délégué de la Fédération d’Eure et Loir du Parti Radical et conseiller départemental et national de de l’UDI pour ce département. Je suis également secrétaire général adjoint de la commission de rénovation de la vie politique du Parti Radical depuis février 2016.

Notre parti politique est aujourd’hui à un tournant de son histoire. Ce 116ème Congrès du Parti Radical peut-être historique si nous faisons les bons choix pour l’avenir des générations futures.

Le 20 mars 2016, le Congrès de l’UDI décidait de ne pas présenter de candidature aux primaires de la droite et aussi de ne pas accorder automatiquement sans un vote interne son soutien au gagnant de ce scrutin. La désignation, le 27 novembre 2016, de François FILLON comme candidat de la droite républicaine a été une surprise pour beaucoup d’entre nous. Ayant soutenu avec enthousiasme, comme une majorité des militants radicaux la candidature progressiste d’Alain JUPPE, lors de cette primaire de la droite depuis la décision de notre comité exécutif du 12 octobre 2016, j’ai été très déçu par ce résultat.

Je ne peux me résoudre comme le fait la direction de l’UDI et certains hauts-dirigeants radicaux à soutenir la candidature très à droite de François FILLON avec pour seul espoir que des négociations aboutissent à un assouplissement de son programme de rigueur en économie et conservateur sur les mœurs. Ces négociations sont par ailleurs un échec à ce jour, il n’y a eu aucune évolution du projet présidentiel de François FILLON depuis plus de deux mois hormis sur la réforme de la sécurité sociale sous la pression de l’opinion exprimée par les sondages. De plus, le parti Les Républicains m’a fait que de maigres concessions pour investir des candidats radicaux et centristes aux prochaines législatives de juin 2017 dont beaucoup sont nos députés sortants. Dans ce cas, comment renouveler notre personnel politique ? Comment assurer notre survie politique dans l’avenir ?

Je me suis donc tourné comme le font beaucoup de jeunes radicaux et de militants des fédérations radicales de province et quelques sages de notre parti comme Jean-Paul ALDUY et Serge LEPELTIER vers la candidature progressiste d’Emmanuel MACRON qui semble être le seul au centre de l’échiquier politique selon les analystes politiques et les sondages à pouvoir accéder au 2nd tour de l’élection présidentielle à la place de François FILLON et à pouvoir battre Marine LE PEN lors du 2nd tour. Son programme existe et il est compatible avec nos valeurs radicales, libérales, sociales, écologistes, humanistes, européennes et laïques. Ce projet est dévoilé peu à peu dans son livre Révolution et dans ses différents meetings qu’il fait depuis le 10 décembre 2016.

Il est le mieux placé pour intégrer dans son projet, en cours de construction auprès des comités locaux du mouvement En Marche, les propositions de notre Manifeste Radical pour 2017 si nous prenons la peine de lui envoyer une délégation pour en discuter.

Il a déjà exprimé beaucoup de propositions proches des nôtres comme la négociation du temps de travail par des accords de branches, l’augmentation de 50% du montant moyen de la prime d'activité, la transformation du Crédit d'impôt compétitivité emploi en allègement durable de 3,1 points de charges sur tous les salaires avec la suppression des cotisations maladie et des cotisations chômage, la transformation de l'ISF en impôt sur la rente immobilière où la  part qui finance l'économie réelle, c'est-à-dire la détention d'entreprise ou d'action, ne serait plus imposée. La gestion de l'Unedic et de la formation professionnelle par l'Etat avec l’extension de l'assurance-chômage pour les indépendants après 5 ans d'activité et l’obligation de se former pour être indemnisé, la mise en place d'un plancher et d'un plafond des dommages et intérêts accordés aux prud'hommes pour licenciement et la construction d’un régime universel de retraite indépendant du statut.

Il est le seul candidat à la présidentielle à s’affirmer pro-européen, il veut la possibilité pour les Etats membres qui le souhaitent d'aller plus loin dans la convergence fiscale, sociale et énergétique et dans l’examen des demandes d'asile au plus près des conflits, dans les consulats des pays limitrophes. Il souhaite aussi la sortie des investissements d'avenir des critères de Maastricht, la mise en place d'un plan d'investissement européen beaucoup plus puissant que le plan Juncker et la création d'un ministre des Finances de la zone euro.

Il est comme nous pour la nécessité d'avoir un casier judiciaire vierge pour accéder à des fonctions ministérielles, l’introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblé Nationale et le non cumul des mandats de parlementaires dans le temps.

Il veut préserver comme nous notre système de sécurité sociale issu du programme du Conseil National de la Résistance avec le doublement des maisons de santé pour lutter contre les déserts médicaux, la vente des médicaments à l'unité, la prise en charge à 100% des frais de lunette, des prothèses dentaires et d'audition d'ici 2022 et la création d'un service sanitaire de trois mois pour tous les étudiants en santé.

Il souhaite le recrutement de 10.000 policiers et gendarmes en 3 ans et la création d'une cellule centrale de traitement des données de masse de renseignement.

Comme tous les radicaux, Emmanuel Macron souhaite faire de l’école une priorité nationale avec la division par deux du nombre d'élèves dans les classes de CP et de CE1 en zone d'éducation prioritaire, le transfert aux régions de la gestion de l'enseignement professionnel et l'autonomie des établissements scolaires notamment au niveau pédagogique avec le rétablissement des sections européennes et des classes bi-langues.

A ce jour, beaucoup de radicaux de gauche, militants, élus et parlementaires, malgré la candidature de leur présidente Sylvia PINEL aux primaires citoyennes de la gauche ont rejoint le mouvement En Marche et ce phénomène continue depuis dimanche dernier et la victoire historique depuis le Congrès de Tours en 1920 de l’aile gauche du PS. De nombreux membres du Parti Radical, des autres composantes de l’UDI et du Mouvement Démocrate se sont déjà mis en marche.

Dans son intervention télévisée du mercredi 1er février 2017 au journal de 20 heures de TF1, Emmanuel Macron a exprimé son souhait de rassembler au-delà des clivages politiques traditionnels. Il a parlé de l’unité radicale et a cité les radicaux de gauche et droite, c’est-à-dire nous et le PRG, comme des composantes avec les centristes de sa future majorité parlementaire.

Or notre avons toujours voulu l’unité radicale et être un parti de gouvernement.

Osons donner notre confiance au seul candidat susceptible d’unir autour de lui les radicaux et de mettre fin à la scission de 1972.

Osons donner notre confiance au seul candidat d’inspiration centriste capable de gagner une élection présidentielle depuis la victoire de Valéry Giscard d’Estaing en 1974. Nous sommes aux portes du pouvoir !

Osons donner notre contre confiance au seul candidat progressiste capable de rassembler une majorité dominé par un centre indépendant qui casse le clivage politique droite/gauche pour la 1ère fois depuis 1958 et l’instauration de la Vème République ! Ecrivons la suite de notre histoire radicale !

Osons mettre fin à 45 ans d’alliance exclusive avec la droite républicaine qui ont affaibli dans l’opinion publique l’identité de notre mouvement politique !

Osons  présenter aux législatives de juin 2017 des candidats radicaux dans toutes les circonscriptions où ils y auraient des volontaires pour demander l’investiture En Marche tout en laissant à nos candidats déjà investis, nos parlementaires sortants, nos élus et nos militants la liberté de soutenir à titre individuel le candidat de leur choix car le Parti Radical, c’est aussi la liberté d’opinion et de choisir !

Osons redonner son indépendance et son autonomie au Parti Radical afin qu’il redevienne au-delà des clivages politiques un trait d’union au centre entre la gauche et la droite dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale des progressistes radicaux, centristes, en marche, socialistes et républicains contre le péril de l’extrême-droite !

Osons constituer dans un grand Parti radical une force électorale centrale et unie avec les Radicaux de gauche et le Mouvement Démocrate en collaboration avec le mouvement En Marche du candidat Emmanuel Macron grâce à la double-adhésion !

Osons soutenir Emmanuel Macron à la présidentielle en votant dans une démarche unitaire la résolution proposée par notre ancien président national Thierry CORNILLET !

Vive le Parti Radical ! Vive le centre indépendant ! Vive la République ! Vive la France !

Romain RIBAS, Délégué au Congrès de la fédération d’Eure et Loir du Parti Radical, Secrétaire général adjoint de la commission de rénovation de la vie politique du Parti Radical, Conseiller national de l’UDI, Conseiller départemental de la Fédération d’Eure et Loir de l’UDI.